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  Comme par une cheminée qui débouche en plein ciel
  Collectif Les Climats, Le Château des Adhémar, Montélimar

  17.01 - 22.03.2015

Communiqué de presse

Le château des Adhémar ouvre la saison 2015 avec la présentation du travail de cinq photographes établis en Drôme. Ce collectif, nommé Les Climats, développe un propos lié à cette localisation et dont ressort la singularité d’une réflexion établie d’une part, autour de l’image et de sa construction et d’autre part, autour de leur sujet de prédilection : le paysage environnant.

« La majorité des photographies ont été réalisées dans la Drôme, soulignant la place que prennent ces paysages dans nos vies et dans nos travaux. Nous en sommes marqués intérieurement, ils sont des échos de ce qui nous constitue. Ils nous façonnent comme nous participons à les façonner. » (Les Climats).


Le territoire dans tous ses états : son façonnage sous l’angle typologique mais aussi ethnologique, avec ses usages et ses gestes, ainsi que son aspect mémoriel sont le cœur de leur projet.

L’architecture et ses rythmes, la danse et les postures du corps, la littérature et la mise en image du verbe, autant de disciplines touchées du doigt par leurs pratiques et révélées dans des formats singuliers, dans des mises en espace réfléchies isolément et collégialement, dans un propos où équilibre et sens sont privilégiés.














































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Collectif Les Climats, Le Château des Adhémar, Montélimar

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2015. Château des Adhémar centre d’art contemporain, 24 rue du Château - 26200 Montélimar. Tél.: +33 (0)4 75 00 62 30. Ouverture tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

L’exposition est intitulée Comme par une cheminée qui débouche en plein ciel - titre extrait d’un poème de Francis Ponge - ils l’expliquent ainsi : « nous réalisons une photographie, nous cadrons un fragment dans un ensemble, fragment qui participe à l’élaboration d’un montage, que nous affirmons d’emblée comme poétique. Dans cet écrit, un élément architectural devient la métaphore d’un corps qui digère le paysage : la cheminée, boyau de transition entre le dedans et le dehors, le dessous et le dessus, le cahé et le visible. Elle évoque le foyer, la maison, le quotidien, mais aussi l’aspect sculptural des conduits industriels qui se dressent jusqu’au ciel. »

La démarche est collective. L’exposition facilite la révélation de cinq microcosmes dotés de références, de projections et d’interprétations singulières. Tous ramènent non pas à la banalité de paysages familiers mais à la redécouverte de ce qui constitue celui-ci. La scénographie a été réfléchie à cinq afin d’offrir des propositions qui, chacune, ouvrent une fenêtre sur leur paysage, leur regard personnel. « Par la photographie et nos marches buissonnières, défaire les espaces, réinventer les contours, faire se dilater le temps et les frontières. Ici le rêve et la réalité se mêlent. Le tangible, le brut côtoient l’utopie, en usant de la superposition des espaces. Les perturbations climatiques sont comme le reflet de l’effritement des jours. » (Manifeste, Les Climats).

L’ensemble proposé conduit à la déambulation, qui dès le début de l’exposition nous amène à découvrir le travail de Marine Lanier : situé dans un dialogue permanent entre les mots et l’image, autour du mythe de l’explorateur, du mystère et de la fascination du voyage, de l’ailleurs qu’il soit domestiqué ou sauvage. Eldorado est une série récente qui narre les serres sous l’angle de la réminiscence d’un épisode familial, fondamental et constructeur dans sa vie puisque lié à son père qui y travaillait.

Les artistes ont également conçu des pièces collectives spécialement pour les lieux. En référence directe au passé défensif du château, elles convoquent l’acte photographique. Dans la loggia, le livre Faire le guet crée un rapport d’échelle qui trouble le spectateur en jouant sur l’étendue que l’on voit par les baies et les détails de paysages présents dans le livre. Dans la chapelle, l’installation La réserve recompose un paysage par l’assemblage d’images hétérogènes induisant une fragmentation du regard.

La dimension prise est engagée : l’exposition se présente comme une découverte à la limite de l’aventure : celle de leur environnement mais aussi du nôtre, c’est-à-dire celui du réel de la vallée de la Drôme et de notre imaginaire. Le collectif y narre l’histoire de lieux, l’histoire des choses et des gens. Avec un panel de pièces réfléchies spécifiquement pour l’exposition, qu’elles soient récentes ou plus anciennes, c’est une véritable exploration sensible du territoire qui est proposée.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2015. Tous droits réservés