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Communiqué de presse

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine accueille en octobre 2014 une exposition du paysagiste Gilles Clément, intitulée Toujours la vie invente. Il s’agit de sa première exposition à Paris depuis 15 ans, après celle du Jardin planétaire en 1999 à la Grande Halle de la Villette.










































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Gilles Clément est particulièrement apprécié des parisiens pour son intervention au Parc André Citroën, Paris 15ème, inauguré en 1992, pour les jardins de l'Arche de la Défense, ouverts en 1994, et pour la conception du jardin du musée du Quai Branly, inauguré en 2006.


Avec « Toujours la vie invente » le visiteur est invité à partager un temps de réflexion sur le jardin et sur la transformation de l'espace sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et inventivité.
Il pourra découvrir les réalisations et concepts de Gilles Clèment au travers de films, de nombreux dessins et plans, de photos mais aussi d'objets parfois insolites.


Ingénieur horticole, botaniste, paysagiste, Gilles Clément, qui se définit d'abord comme jardinier, donne aussi ici à découvrir la singularité de son activité. Il l'évoquait dans un texte d'octobre 2011 à l’occasion de son introduction à la chaire de création artistique du Collège de France : « Ma pratique professionnelle consiste en une activité globale où figurent la conception et la réalisation de paysages ou de jardins, l'écriture et la publication de textes liés à cette activité et la communication raisonnée de cette pratique. Ce dernier point donne lieu aux conférences, aux expositions mais aussi et surtout à une pédagogie du «projet de paysage».


Toujours la vie invente est une exposition personnelle sur un parcours professionnel, ses origines, ses fondements et ses perspectives. Elle se développe autour de trois concepts importants, expérimentés et mis en oeuvre dans le monde entier : le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire et le Tiers Paysage. Elle s’enrichit enfin de l’univers intime du paysagiste avec le « Salon de lecture » et le « Salon de curiosités ».
Les voyages y occupent une place importante, comme sources d'inspiration et de réflexions, permettant de cheminer à travers de nouveaux systèmes de vie et de pensée.


Au fil de la présentation de ses réalisations et recherches, Gilles Clément définit ses principaux concepts avec une habileté pédagogique où l’exactitude côtoie l’humour et la poésie :


Le Jardin en Mouvement
«
Le Jardin en Mouvement s’inspire de la friche : espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent ». Les plantes et les graines se déplacent transformant les lieux où elles s’installent, ainsi le jardin et le paysage ne sont pas immuables. Le choix s’offre alors au jardinier : laisser faire la nature ou intervenir. « Cet état d’esprit conduit le jardinier à observer plus et jardiner moins. A mieux connaître les espèces et leurs comportements pour mieux exploiter leurs capacités naturelles sans dépense excessive d’énergie contraire et de temps. »


Le jardin Planétaire
Le Jardin Planétaire est un concept qui prend en compte à la fois la diversité des êtres vivants et le rôle de l’homme en tant que gestionnaire de cette diversité : c'est la planète regardée comme jardin . La couverture anthropique du territoire et le brassage planétaire renvoient à la « maintenance » du jardin . Le mot jardin qui signifie enclos se rapporte aux limites de la vie : la biosphère est un enclos.
Le Jardin Planétaire est une manière de considérer l’écologie en intégrant l’homme. Ce concept s’est diffusé largement auprès du public depuis l’exposition de 1999.


Le Tiers-Paysage
Le Tiers-Paysage désigne tous les espaces où l’homme abandonne la maîtrise du paysage, où seule la nature est à l’oeuvre. Il est constitué par les "délaissés" urbains ou ruraux, espaces de transition, friches, bords de route, rives, talus de voies ferrées… dans les lieux inaccessibles, sommets de montagne, déserts... dans les réserves institutionnelles, parcs nationaux, régionaux et dans les réserves naturelles. «
Espace privilégié d’accueil de la diversité biologique (…) le Tiers-Paysage apparaît comme le réservoir génétique de la planète, l’espace du futur. »


L’Homme symbiotique
Gilles Clément reprend à son compte la métaphore de « l’Homme symbiotique » développée par le biologiste Joël de Rosnay : Etre comparable à l’arbre ou à l’herbe qui « restitue à l’environnement l’énergie qu’il lui prend ». Comment exploiter la diversité sans la détruire ?
Cette élaboration d’un nouveau rapport au paysage, matérialisé par la recherche constante d’un équilibre retrouvé entre l’homme et la nature, Gilles Clément la développe particulièrement à partir de ses trois concepts qui ne cessent d’être au centre de son travail.

Par son regard nouveau sur la nature et sa dynamique,par sa vision globale prenant en compte l’ensemble de la planète, Gilles Clément tente d'initier une nouvelle façon de penser la conception des espaces.

Créée au Prieuré de Saint-Benoit-du-Sault (Indre) durant l’été 2013, Toujours la vie invente a été adaptée pour l’Abbaye de Noirlac (Cher) où elle est présentée cet été. Elle sera le point fort de la prochaine rentrée universitaire 2014 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine.





  Gilles Clément, Toujours la vie invente
  Ecole d’architecture de Paris Val-de-Seine

  30.09 - 25.10.2014

Julien Creuzet, Opéra-archipel, ma peau rouge, henné

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Exposition du 30 septembre au 25 octobre 2014. Ecole d’architecture Paris Val-de-Seine, 3/15, quai Panhard et Levassor - 75013 Paris. Entrée libre du lundi au vendredi de 12h à 20h, le samedi de 12h à 18h.