Archives expositions personnelles France

Archives expositions personnelles (C)

Miguel Chevalier est susceptible de livrer des pistes de réflexion pour renouveler le regard sur la ville et sur l’architecture, pour réinventer la ville de demain et imaginer notre monde futur.

 

La première installation numérique Méta-cités projetée dans la salle 1 est une ville virtuelle planétaire, sans localisation, qui s’inspire des villes et des espaces urbains propres aux mégalopoles. Cerda, Haussmann et Otto Wagner ont élaboré des modèles urbains capables de restructurer la ville et de réorganiser sa circulation. Mais aujourd’hui, les flux de circulation, les échanges en temps réels, obligent à repenser la cité dans son rapport à la vie et au territoire. Les outils informatiques permettent désormais d’explorer ces cités digitales nouvelles, dans leur devenir-monde. Méta-cités est révélatrice d’un principe urbain générique1 qui s’auto-reproduit sans état d’âme, sans repères, sans souci de singularité. Sans début, ni fin, sans centre et périphéries, Méta-cités est une ville virtuelle constituée de bâtiments filaires qui défilent sous nos yeux et que le spectateur peut explorer grâce à une interface tactile.

Méta-cités se développe de manière matricielle et se transforme perpétuellement. Cette ville se génère d’elle même en un chaos de dynamismes et de flux non programmables. Cette ville virtuelle télescope les époques et nous projette dans une ville où la nature disparaît au profit d’un urbanisme effréné et où à terme les villes se rejoindront entre elles. Méta-cités n’est plus qu’un immense enchevêtrement de réseaux, impossible à parcourir ou à connaître en totalité, une ville virtuelle dont nous n’aurions qu’un schéma spatial. Méta-cités est en quelque sorte un générateur d’utopies urbaines, une architecture du cyberespace.


Méta-Ivry, seconde installation numérique créée spécifiquement pour l’exposition, traite de la mutation de la ville d’Ivry-sur-Seine que l’artiste connaît bien pour y avoir son atelier près de la confluence de la Seine et de la Marne. Cette création montre une autre approche de l’urbanisme, où les projets urbains se fondent sur la géographie et l’histoire du lieu, pensant le dialogue au site, sans nier l’apport contemporain indispensable pour évoluer.

Une bande d’images et vidéos filmée dans les rues d’Ivry se superpose à des éléments d’architectures imaginaires en 3D. Ce travelling qui traverse la ville de part en part, crée un télescopage troublant d’images, renforcé par l’univers sonore créé par Jacopo Baboni Schilingi, qui emprunte des références sonore lié au milieu urbain (chantier de construction, circulation automobile...). Fragments de l’industrie passée se mêlent aux architectures contemporaines et bâtiment en construction.

Cette double trame qui défile à grande vitesse, crée un maillage cybernétique entre réalité et fiction, véritable métaphore de cette ville en mutation avec notamment le projet d’Ivry Confluences. Méta-Ivry inscrit le temps dans la ville, ravive la mémoire de ce qu’a été Ivry et témoigne de la vitalité de cette ville présente et à venir.


En parallèle de ces deux créations, sont présentées une série de sculptures réalisées à partir des techniques de découpe laser et d’impression 3D. Parmi ces oeuvres, Méta-cités est une sculpture réalisée par impression 3D qui représente une ville composée d’un labyrinthe d’architectures hybrides. L’impression 3D, qui permet désormais matérialiser le virtuel, est une véritable révolution pour le domaine de la sculpture et va également bouleverser notre environnement. La technologie de ces impressions 3D évolue très vite et à terme nous pouvons imaginer qu’elles génèreront des espaces uniques très complexes, tout en modifiant considérablement les coûts de production et de réalisation. Si les premiers tests d’impression de maison on vu le jour en Chine, nous pouvons imaginer que très bientôt nous pourrons construire non seulement des architectures de grande taille en couleur, mais peut-être même avoir la possibilité d’imprimer une ville entière...


A travers le thème de la ville, l’exposition nous montre comment l’artiste peut transposer une forme de réalité dans un nouvel imaginaire, ou comment créer un imaginaire à partir d’une réalité.

Ces créations génèrent un monde sensible qui ouvre de nouveaux horizons et une écriture poétique capable de soulever des émotions. Elle nous invite à lire et à vivre la ville autrement. Miguel Chevalier saisi avec le virtuel l’insaisissable et traduit les formes nouvelles de la vie contemporaine et des villes aujourd’hui : renouvellement incessant, vitesse, transformation. Abandonnant toute mémoire chronologique et linéaire, il construit en images, une «constellation de temps» urbains, entre destruction et construction, croissance et mutation.


A l’occasion de cette l’exposition, un catalogue avec un texte de Patrick Amine est publié, ainsi qu’un nouvel ouvrage en co-édition avec la galerie Lélia Mordoch (Paris) incluant un texte de Elisabeth Couturier et sur une clé usb le film « L’imaginaire des mondes virtuels - Miguel Chevalier » par le réalisateur Claude Mossessian (40 minutes).


Pour information :

Miguel Chevalier, Vortex 2015, 1ère exposition personnelle à la Galerie Lélia Mordoch du 25 septembre au 31 octobre 2015, 50 rue Mazarine. 75006 PARIS.
Miguel Chevalier présente ici ses dernières recherches sur le thème du flux, récurrent dans son œuvre. Les visiteurs découvriront des créations inédites telles que l'oeuvre numérique « Vortex » présentée sur écran LCD, les sculptures Vortex Filaires réalisées par impression 3D, ou encore Voxels Light, sculpture de lumière au centre de l'exposition.











  Miguel Chevalier, Meta-territoires 2015
  Galerie Fernand Léger, Ivry-sur-Seine

  02.10 -  19.12.2015

Communiqué de presse


L’exposition Méta-Territoires 2015 de Miguel Chevalier présentée à la Galerie Fernand Léger d’Ivry-sur-Seine explore à travers la présentation de deux installations numériques et une série d’oeuvres fixes pour la plupart inédites de l’artiste les thèmes de la ville et de ses transformations urbanistiques telles que les connaît Ivry-sur-Seine. Sensibles à l’évolution du développement des villes et à leur mondialisation, les oeuvres présentées dans l’exposition s’inscrivent dans la continuité d’oeuvres antérieures, développées par l’artiste dans les années 90 et 2000 (Aller/Retour – Tokyo/Kyoto, Villa Kujoyama, 1996; Périphérie, Espace Cardin, Paris, 1998; Mémoire et Mutations, La Fabrique, Beyrouth, 1999 ; Métapolis, Marco, Monterrey, Mexico, 2002).






























































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Exposition du 2 octobre au 19 décembre 2015. Galerie Fernand Léger, 93 avenue G. Gosnat - 94200 Ivry-sur-Seine. Tél : 01 49 60 25 49. Entrée gratuite du mardi au samedi de 14h à 19h.







Miguel Chevalier, Meta-territoires 2015

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