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  Stéphanie Cherpin, Le paysage ouvre à heures fixes

  Frac Limousin, Limoges

  21.02 - 07.06.2014

Communiqué de presse


Comme le souligne Valérie Da Costa dans le texte qu’elle lui consacre, Stéphanie Cherpin appartient à cette jeune génération d’artistes qui n’hésitent pas à se positionner délibérément en sculpteurs. Né en 1979 à Paris où elle vit et travaille, formée à l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux, puis de Marseille, où elle a suivi l’enseignement d’Anita Molinero, la jeune artiste poursuit depuis 2006 une recherche sculpturale singulière.






































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Stéphanie Cherpin, Le paysage ouvre à heures fixes

Exposition du 21 février au 7 juin 2014. Fonds régional d’art contemporain Limousin, Les Coopérateurs, impasse des Charentes – 87100 Limoges. Tél. : +33 (0)5 55 77 08 98. Ouverture du mardi au samedi de 14h à 18h.




© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

A partir de matériaux ou d’objets ordinaires, issus d’une fabrication industrielle (évier, caravane, chaîne métallique, mousse d’isolation phonique, poutre en polystyrène, planche à repasser, pot de fleur, conduit de drainage, escalier en bois, store en PVC, oreiller, cravate, etc.) qu’elle récupère ou achète dans les zones péri-urbaines (commerciales, industrielles, artisanales), Stéphanie Cherpin travaille avec acharnement selon le principe de l’assemblage.

Avec les matériaux de son temps, l’artiste nous donne à voir sa propre interprétation du réel, un réel qui n’est ni mis en récit, ni magnifié, ni monumentalisé, mais plutôt livré sous sa forme la plus brute, presque instinctive. Elle considère que la sculpture est un travail de déconstruction et de reconstruction des masses et des volumes, comme le résultat d’un combat qui porte en lui toutes les traces du processus créatif, la mémoire de l’élaboration de l’oeuvre que le visiteur peut revisiter et parcourir à son gré. Il n’y a pas d’étapes intermédiaires, mais un engagement jusqu’au-boutiste qui conduit à une orchestration de gestes plus ou moins rapides, plus ou moins violents. « Je cherche un épuisement de la forme pour arriver à quelque chose de juste », précise-t-elle. Au moment de la recherche de matériaux et parfois pendant l’exécution de l’oeuvre, les mouvements sont portés par la musique qui semble indissociable de la sculpture, puisque les titres font référence à des paroles ou à des titres de chansons de groupes rock américains ou anglo-saxons (Nirvana, Sonic Youth, PJ Harvey, Tom Waits...) comme si la sculpture pouvait devenir un écho physique du son, de sa plastique et de sa malléabilité.

Pour cette exposition l’artiste réalise de nouvelles sculptures en dialogue avec les salles voûtées de la galerie des Coopérateurs. Ces nouvelles oeuvres sont mises en perspective par la présentation d’une dizaine de sculptures déjà réalisées, dont deux font partie des collections du FRAC Limousin. Ainsi, même si l’ordre chronologique n’est pas respecté, il est permis de suivre et d’apprécier le parcours de l’artiste, son évolution, et la manière dont son vocabulaire tridimensionnel se met peu à peu en place. De nombreux dessins émaillent par ailleurs le parcours.


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